Le BAFA… Une passion avant tout

Travailler l’été est un premier pas vers l’indépendance mais les petits jobs se font rares ou demandent des qualifications particulières.

Moi, mon « truc » c’était les enfants, tous les enfants… Les turbulents qui perdent toujours leurs vêtements, les curieux qui veulent savoir pourquoi les poissons n’ont pas d’oreille, ceux qui ne jurent que par le foot, ceux qui font la tête quand ils ne sont pas « le chef » ou encore ceux qui ne voulaient pas être là « mais ma mère m’a obligé »…

Alors c’était une évidence, il me fallait passer le sésame pour l’animation, le BAFA.
Le Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animation permet de travailler l’été et les vacances avec un public mineur.
Ce peut être un séjour où l’on reste dormir comme les colonies de vacances ou les camps, mais ce peut aussi être des journées sans hébergement comme les centres aérés.

Ce n’est pas un diplôme professionnel mais il permet de postuler toute l’année dans le secteur des centres de loisirs ou sur des classes de découvertes.

C’est en classe de mer que j’ai commencé. Organisées par Cap Monde, les séjours alliaient découvertes et vie quotidienne sous la houlette d’un enseignant. C’était motivant et grisant de découvrir la France avec des enfants, d’apprendre avec eux tout en assurant un cadre sécurisant…

Dès 17 ans je me suis inscrite à la formation générale (on peut s’y inscrire dès 16 ans et 9 mois). J’y ai appris les grandes caractéristiques de chaque âge, les besoins spécifiques, des jeux, des chants, des idées de bricolages mais aussi des techniques pour rendre le rangement des chambres ou du matériel moins rébarbatif (ça m’a bien plus servi que de savoir faire du macramé)…
Vient ensuite le stage pratique de 14 jours. On y trouve une place dans l’équipe d’animation, on essaye d’appliquer les règles de base, d’être en tout point exemplaire (mais difficile des fois de ne pas lâcher un juron…) et surtout on se frotte à une réalité quotidienne (mais pourquoi les filles veulent-elles se changer trois fois par jour ?).

Malgré toute ma bonne volonté, j’ai dû accompagner un enfant aux urgences, il s’était enfoncé un Tic-Tac à la menthe dans la narine. Pourquoi ? Parce qu’il aimait bien l’odeur de la menthe !!!
Le métier rentre, un certain sang froid et du bon sens apparaissent vite comme de sérieux atouts !

Restait ensuite le troisième stage, celui de spécialisation. Tout un panel est aujourd’hui possible mais les prix et le lieu où se déroule le stage peuvent être vite dissuasifs. J’ai choisi « adolescents à l’étranger » parce que je connaissais Cap Monde et que j’avais désormais envie d’une autre forme d’animation, celle qui pousse les frontières et qui amène à la découverte des autres cultures…
Il m’a fallu attendre un peu, d’avoir plus d’expérience encore, mais je n’ai jamais regretté mon choix de « passer le BAFA », parce que les enfants nous étonnent toujours. C’est bien plus qu’un job d’été, c’est une responsabilité, mais en retour, que de souvenirs et de bons moments…

One thought on “Le BAFA… Une passion avant tout

Répondre à Marie DGME Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.